
Contrôler la végétation et préserver le patrimoine est
le métier d'HydroGreen. Pour Jacques Le Courtes,
responsable commercial d'HydroGreen à
Morlaix "Vecteur Plus contribue à une meilleure connaissance de notre
marché".
V+ : Quel est le métier d'HydroGreen et
qui sont vos clients ?
Jacques Le Courtes : Grâce à un
procédé de végétalisation par semis hydraulique, notre rôle est de
lutter contre l'érosion superficielle et de contribuer à la pérennité
des terrassements. Nous assurons aussi, au travers de l'application
de produits phytosanitaires et de leur distribution, la gestion raisonnée
des espaces naturels et de leurs abords : désherbage, échardonnage,
débroussaillements, traitements spécifiques, et cela sur les abords
routiers, les voies ferrées, les sites militaires et industriels,
les sites forestiers et urbains ou encore historiques…
Pour près de 90%, nos clients sont issus du secteur public avec entre
60 et 70 départements par an. La distribution concerne 15 départements
français tandis que l'application phytosanitaire se focalise plus
sur le nord et l'ouest et HydroGreen rayonne sur toute la France et
même au Liban et au Maroc au niveau de la végétalisation d'espaces.
V+ : Quel a été votre parcours professionnel
?
JLC : Ingénieur agriculture, je suis chez HydroGreen
depuis 10 ans. J'ai d'abord assuré le suivi d'étude en végétalisation
avant de devenir adjoint au directeur et responsable commercial.
V+ : Quelles ont été vos réalisations les plus
marquantes ?
JLC : La végétalisation de la Pointe du Raz est l'exemple
de chantier qui met le plus en avant notre savoir-faire. Ce site protégé
était dégradé par le passage incessant des touristes et nous avons,
en suivant les instructions du Conservatoire du Littoral, remis en
végétalisation près de
8 hectares.
V+ : Où en est votre entreprise aujourd'hui
?
JLC : La société a été reprise en 1981 par
le directeur actuel. Le personnel a été multiplié par 10 et le chiffre
d'affaires par plus de 20 en presque 25 ans. HydroGreen est aujourd'hui
arrivé à maturité avec un chiffre d'affaires en 2005 de 5.7 millions
d'euros. Plus de la moitié de ce chiffre d'affaires concerne la distribution,
ensuite vient la végétalisation puis le phytosanitaire. 40 salariés
assurent environ 250 chantiers par an d'une surface moyenne de 2 à
3 hectares en végétalisation et 50 chantiers d'entretien.
V+ : Quelques références ?
JLC : Pour la partie publique, nos clients sont essentiellement
les conseils généraux et les directions départementales de l'équipement.
En clients privés, nous pouvons notamment citer Cofiroute, Lafarge
Ciments, le groupe OLSIM et Charbonnage de France pour lequel nous
avons dû développer des trésors d'ingéniosité et aller bien au-delà
de la capacité de nos engins…
V+ : Quels sont vos principaux points forts ?
JLC : Permettre à la nature de retrouver sa
place dans le but de limiter l'érosion superficielle des sols, l'objectif
étant de créer ou recréer un environnement naturel. Nos chantiers
sont bien souvent invisibles à l'œil du grand public. Nous intervenons
avant la mise en circulation des autoroutes et on ne soupçonne pas
le travail accompli.
V+ : Comment êtes vous organisé commercialement
?
JLC : Les commerciaux sont répartis par activité
: Quatre commerciaux répartis par secteur géographique assurent la
distribution. Pour la prestation de services, c'est-à-dire la végétalisation
et le phytosanitaire, trois personnes sont chargées d'étude et de
développement commercial, elles chiffrent les projets et se rendent
également sur le terrain.
V+ : Comment exploitez-vous l'information
Vecteur Plus ? Quelle en est sa principale valeur ajoutée ?
JLC : Deux personnes trient et récupère l'information
qui nous intéresse. Nous les recroisons avec les infos terrains. Vecteur
Plus nous permet de gagner un temps important en prospection et en
recherche d'information. D'autre part, Vecteur Plus contribue à une
meilleure connaissance de notre marché. Notre étude de marché nous
la faisons grâce à Vecteur Plus. Depuis 2001, date à laquelle nous
avons souscrit aux services de Vecteur Plus, j'ai mis en place des
bases de données qui recensent à la fois les chantiers accordés et
ceux perdus. Comme les marchés reviennent tous les trois ans, cela
nous permet de ressortir les dossiers
et de se repositionner pour les gagner !
V+ : Les perspectives pour votre entreprise
?
JLC : Depuis 5 ans, nous regardons avec attention
les pistes qui se profilent à l'étranger. En terme de croissance externe,
nous avons racheté une structure de distribution dans le nord.
Ce qui fait que nous rayonnons sur 23 départements, soit le quart
de la France. Nous avons aussi monté une structure d'application phytosanitaire
ASSER suite à l'arrêt du numéro 1 français sur laquelle nous sommes
majoritaire à 66%.
HydroGreen
BP 97433
29674 Morlaix cedex
www.hydrogreen.fr
Interview réalisée en octobre 2005